01.01.2006

M. - HONNEUR AUX MAQUISARDS DE LA BOURGOGNE (1)

Quelques citations parmi tant d'autres.

A l'Ordre de l'Armée


Commandant de Greyffier de Bellecombe, chef des F. F. I. de Saône-et-Loire :

« Officier supérieur de valeur tout à fait exceptionnelle, de grande distinction, pionnier de la résistance qui, dans l'organisation de la résis. tance de l’Armée de l'Armistice, s'est imposé par sa personnalité, sa hauteur de vue, son autorité et l'élévation de ses sentiments.

« Arrêté par la Gestapo a succombé sous d'horribles tortures en se refusant à toute révélation, laissant à tous l'image du héros le plus pur et l'exemple du sublime sacrifice ».

Capitaine de La Ferté, Senectère Georges, chef des F. F. I. de Saône-et-Loire :

Officier d'élite, véritable preux plein de feu et d'enthousiasme : Par sa foi ardente dans la victoire, son audace devenue légendaire, a galvanisé la Résistance en Saône-et-Loire dont il est devenu le chez après la mort du Commandant de Bellecombe. Par son ascendant inégalable, son prestige indiscuté, a attiré à la Résistance, groupé et organisé les éléments de huit bataillons d'élite, qui, dans des prouesses demeurant ineffaçables, infligèrent des pertes sensibles à l'ennemi, disloquèrent ses lignes de communication, et par de véritables victoires, ont successivement délivré toutes les villes du département.

« A pris en particulier une part active à la libération de Chalon et d'Autun, où il a conduit l'assaut des positions ennemies, entraînant ses troupes dans un élan magnifique par son intrépidité souriante, tuant plusieurs ennemis de sa main et ramenant plus de trente prisonniers ».

Lieutenant Mangin, dit Meunier, du P. C. des F. F. I. :


« Pionnier de la résistance, passé au maquis avec le Commandant de la Ferté qu'il a aidé de toutes ses forces dans l'organisation des unités. Sous-officier modèle d'un dévouement et d'un courage à toute épreuve.

« Tué à Salornay-sur-Guye, le 3 septembre 1944 lors d'un déplacement du P. C. à bord de sa voiture, par un avion allemand attaquant les véhicules à la mitrailleuse. A donné au cours de son agonie qui fut particulièrement douloureuse, un dernier et magnifique exemple de courage ».

Bazenet Léger, du Bataillon Serge :

« Ex-poilu de 14-18, blessé grièvement le 4 septembre 1944 à Igornay, fut achevé avec toute la sauvagerie teutonne (coups de botte et de crosse). Volontaire pour les missions dangereuses, fut toujours le modèle du Français patriote ».

Capitaine Boissonas, dit Bourgeois — Bataillon des parachutistes. Commandant la 1ère Compagnie de Nanton :

« Officier d'élite, incarnant toutes les vertus militaires, sang-froid, mépris de la mort, énergie lucide. Blessé très grièvement au combat de Laives, le 4 septembre 1944 ; a refusé tout secours pour rester jusqu'à la fin auprès de ses hommes en les encourageant de ses paroles et de son stoïcisme. Est mort sur la position avec le plus sublime courage ».

Soldat Dherville, dit Toto — Corps Franc — Régiment de Cluny :

« Jeune soldat animé du plus ardent patriotisme. Le 21 juin, a trouvé une mort glorieuse en arrêtant par son tir un ennemi supérieur en nombre qui tentait d'encercler le cantonnement de son groupe ; a permis par son sacrifice le repli des survivants après avoir abattu dix-huit des assaillants ».

Stainesse Albert — Bataillon Benoy — Groupe Franc Robert :

« Au maquis bien avant le débarquement. A contribué au succès de tous les combats, embuscades et sabotages du groupe franc Robert, où il était un exemple de courage, de discipline et d'honnêteté. Est tombé glorieusement au Champ d'honneur pour la libération de la ville d'Autun ».

Thévenot Jean. — Idem.

Capitaine Treilleu, dit Georges — Bataillon Benoy :


« Officier de grande valeur et de haute tenue morale, brillant organisateur d'une Compagnie modèle, est tombé glorieusement sous les balles ennemies en accomplissant une mission qu'il savait périlleuse » (1).

Soldat Souillot Georges, dit Jo, des F. T. P. :

« A participé à de nombreuses attaques contre les convois et les trains ennemis. Fait prisonnier le 2 juillet 1944 par les Allemands et les miliciens, a refusé de renseigner l'ennemi. A commandé le peloton de feu chargé de l'exécuter. Est mort en criant : « Vive la France ! »

Gras-Double, des F. T. P. :

« Résistant de la première heure, a participé au péril de sa vie à de nombreux actes de sabotage contre les moyens de communication de l'ennemi. Blessé par les Allemands au cours d'une mission, a préféré se tuer après avoir glorieusement combattu, plutôt que de tomber vivant entre les mains de l'ennemi ».

Cellard du Sordet Raoul :

« Jeune volontaire de la résistance plein d'enthousiasme et de courage. A fait en 1943 et au début de 1944, une série de liaisons. Le 7 Juin, a entrepris d'organiser un groupe de résistance dans la région de Monsols. Fait prisonnier par les Allemands le 20 juillet. A été odieusement maltraité, n'a rien révélé de l'organisation à laquelle il appartenait. Fusillé le lendemain au Vers, devant l'incendie du château de sa famille. Est mort héroïquement en disant seulement : « Je meurs, mais la France ne meurt pas ».


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(1) Cf. Maquis Maurice.

Commentaires

Bonsoir,

J'ai entre les mains la vie du docteur Mohamed dit Amade Zouaoui, qui a fait ses études à l'Ecole de Médecine de Dijon, qui a été chirurgien de la Résistance de Septembre 1939 à la Libération ...Je cherche des documents à publier en annexe , les FFI venaient le chercher dans leur propre voiture pour soigner les résistants blessés, après que La Gestapo lui eut retiré son laisser-passer...
Je suis intéressée aussi par les docteur Leclerc et Dubard...
Avec mes remerciements anticipés si vous êtes en possession de textes significatifs...
FAÏZA ZOUAOUI SKANDRANI

Ecrit par : ZOUAOUI | 01.01.2009

mon épouse est la petite fille de rené pernet fusillé le 26.01.44 à puillenay, il était maquisard. aves-vous des infos, svp ?

Ecrit par : eloy | 19.07.2009

Bonjour,

Mon père André SUCHET, FFI au 1er groupe franc du régiment du CHAROLLAIS, blessé le 8 juin 1944, est décédé le 16 juin caché dans le grenier de sa tante, sans soins, dans d'atroces souffrances. Il respose près de ses camarades au cimetière de Charolles.

Je recherche des témoignages ou documents concernant les combats du 8 juin 1944 à Charolles qui ont coûté la vie à mon père et à ses 5 (?) compagnons.

Ma grand'tante m'a dit qu'il y avait eu des représailles à Charolles après le 8 juin. Avez-vous des informations concernant ces évènements ?

Ecrit par : Michèle SUCHET (castel) | 02.10.2009

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