01.01.2006
N. - CITATIONS CONCERNANT LES MAQUIS DE MARlZY, SYLLA, etc...
Capitaine Desprez, Commandant le 1er Bataillon :
« Belle figure de soldat, a fait de son bataillon une unité d'élite. Engagé dans le secteur de Paray-le-Monial, a, par son mordant, causé des pertes extrêmement sévères à l'ennemi en le harcelant sans cesse sur ses voies de communication. N'a pas hésité à engager des actions d'envergure comme l'attaque de Paray-le-Monial, le 22 août, contre un ennemi très supérieur en nombre et a réussi à entraver sérieusement ses passages de troupes ».
Capitaine Lamiral :
« Commandant d'unité d'un courage et d'une audace extraordinaires. Célèbre dans son bataillon pour la hardiesse de ses coups de main et de ses embuscades contre les communications de l'ennemi. S’est distingué en particulier lors de l'attaque de Paray, le 22 août 1944 ».
D'Artois, Capitaine Canadien, parachutiste :
« Parachuté un mois avant le débarquement. A mis à la disposition des F. F. I. ses belles qualités d'intelligence, d'énergie et de caractère. A organisé et armé plusieurs unités importantes avec lesquelles il a participé, avec un allant exceptionnel, à de nombreuses opérations ».
Capitaine Mercier Paul, dit Benoy, Commandant le 2e Bataillon :
« Jeune Officier venu un des premiers à la Résistance. A organisé rapidement un bataillon qu'il a galvanisé par son courage souriant.
« Chargé de tenir le secteur de Montceau-les-Mines, a, au cours de très nombreux coups de main et embuscades, causé des pertes très graves à l'ennemi, le harcelant sans cesse sur ses voies de communication.
« A été un des principaux artisans de la libération de Montceau au cours de laquelle six cents prisonniers ont été faits ».
Capitaine Griveaud, dit François :
« Brillant adjoint du chef de bataillon qui a fait preuve dans l'organisation de ses unités des plus belles qualités de commandement.
« A occasionné de grandes pertes à l'ennemi au cours de nombreuses embuscades et coups de main.
« S'est particulièrement distingué lors de la prise de Montceau le 7 septembre au cours de laquelle il a attaqué un train de troupes armées de chars et de canons, faisant six cents prisonniers ».
Capitaine Dourille Edmond, dit Lucien :
« Organisateur remarquable. A mis rapidement sur pied une très belle unité qui s'est particulièrement signalée par de nombreux coups de main audacieux dans la région de Galuzot. Attaquant sans répit les voies de communications ennemies et ses convois, a considérablement gêné ses mouvements de repli.
« S'est particulièrement distingué lors de la prise de Montceau, le 7 septembre, au cours de laquelle il a attaqué un train de troupes armées de chars et de canons, faisant six cents prisonniers ».
Raymond Barrault, dit J. Roche — Capitaine :
« Pionnier de la Résistance, s'est dépensé sans compter, accomplissant les missions les plus périlleuses avec une volonté farouche et une décision exceptionnelle. Faisant preuve des plus belles qualités de sacrifice et d'abnégation, a entraîné par son exemple et son dynamisme toute une région à la Résistance ».
Groupe Franc Robert :
« Ce groupe de grande valeur, toujours prêt aux coups durs a constamment donné des preuves de courage ; intelligent, a pris part aux combats de Mary, d'Azé et de la Valouze, infligeant des pertes sévères à l'ennemis ».
Sous-lieutenant Jeandet, dit Robert :
« Officier doué des plus hautes vertus morales. A Mary, Azé, Cluny, Montceau, Autun, aux nombreuses embuscades et sabotages, a mené son groupe toujours avec un plein succès ; a été un exemple pour tous.
« Résistant de la première heure, a préparé les maquis bien avant le débarquement malgré son âge (cinquante-trois ans). A su maintenir la discipline dans un groupe particulièrement difficile à commander, ceci par son autorité et son exemple. A toujours placé ses hommes avec un grand bon sens, tout en maintenant une stricte discipline au combat ».
Sergent Machuron Georges :
« Jeune chef de groupe plein de courage et d'allant, toujours le premier à tous les engagements, a été glorieusement blessé au combat de Galuzot le 14 août 1944 ».
Degueurce Roland :
« Quoique âgé de treize ans seulement, a été le meilleur agent de renseignements du maquis et a toujours rempli avec courage et initiative les missions les plus périlleuses. A reçu le baptême du feu à Parizenot le 18 août 1944 ».
Adjudant-Chef Le Boullenger de Capelles, de l'ancien 5e Régiment de Dragons :
« Sous-officier animé du plus haut sentiment du devoir et du plus pur patriotisme. S'est mis au mois de mars 1944, à la disposition du chef de service des renseignements du département de Saône-et-Loire et n'a cessé depuis lors de fournir les renseignements les plus détaillés et les plus largement utilisables sur l'ordre de bataille de l'ennemi et de ses mouvements.
« Le 6 juillet 1944, porteur à bicyclette de renseignement urgents dissimulés dans un de ses pneus, a été arrêté par les Allemands sur la route de Cluny et mis en avant d'une colonne ennemie : est parvenu néanmoins à s'échapper et à porter son pli en temps voulu.
« A quitté le service des renseignements pour les F. F. I. à la date du 3 août 1944 ».
Bataillon du Charollais sous les ordres du Capitaine Ziegel, dit « Claude » :
« Unité d'élite, formée en Saône-et-Loire ; a pris part à la Libération de ce territoire sous le Commandement du Capitaine Claude.
« A entrepris, le 7 juin 19449 une série d'actions contre l'ennemi, lui détruisant complètement ses organisations dans la région de Charelles, La Clayette et Matour. A participé ensuite à de nombreuses actions contre l'ennemi et notamment au combat de Cluny le 11 août 1944, puis du 25 août au 2 septembre, installé avec ses effectifs complets sur les dernières pentes des collines du Mâconnais, a harcelé sans trêve de jour et de nuit, la retraite ennemie sur l'axe vital Lyon-Paris, détruisant la voie ferrée plus de trente fois, dressant des embuscades incessantes sur la route. A infligé de lourdes pertes à l'ennemi en hommes et en matériel et en faisant des prisonniers.
« Ayant reçu, le 2 septembre 1944, la mission de couper la retraite de l'ennemi à la hauteur de Villefranche-sur-Saône et de prendre contact avec les avant-gardes de la 1ère Armée Française, a réussi le 3, en liaison avec l'extrême pointe d'avant-garde de cette armée, après un combat de six heures dans les rues de cette ville, à faire deux mille cinq cents prisonniers, à capturer un matériel guerre considérable et à infliger des pertes plus de deux cents tués ou blessés ».
La présente citation comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec étoile d'argent.
Camp Henri — Motif de proposition pour la médaille militaire (en date du 27-10-44).
« Résistant de la première heure, Officier F. F. I. d'une activité intense, animé d'un courage et d'une bravoure qui ne se sont jamais démentis. Fondateur et chef du deuxième maquis de France. A inscrit à son actif de multiples actes de sabotage, ainsi que de nombreuses attaques à main armée contre des soldats ennemis. A effectué, en des conditions extrêmement difficiles, des transports d'armes et de munitions et organisé dans sa région un grand nombre de parachutages.
« A trouvé une mort héroïque le 3 août 1944 alors qu'à la tête de ses camarades, il combattait un puissant détachement ennemi qui tentait d'encercler le maquis.
« Décoré à l'ordre de la Demi-Brigade.
« Proposé à l'ordre de l'Armée et pour la Légion d'Honneur » (1).
Le Commandant de la 4e Demi-Brigade du Département de l'Yonne.
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(1) A été décoré de la Légion d'Honneur le 7 juillet
09:50 Publié dans D. Deuxième partie : Maquis de la Bourgogne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note








Commentaires
Bonjour,
Pourriez-vous m'indiquer s'il vous plait les fonctions du Lt Deprez (Jedburgh) qui a pris en main le 1er Bataillon par rapport aux fonctions du commandant Michel (Guy d'Artois)?
- De même, auriez-vous des informations concernant un Roger, commandant un bataillon FTP à la Rochette?
- Quel bataillon du Charollais commandait le capitaine Claude? Dans quel secteur?
- De même, qui étaient Lucien et François?
Les sticks SAS du Lt Colcombet ont opéré près de Tournus vers le Bois Blanc et étaient installés près de Cluny. Avec quels groupes de maquisards étaient en contacts?
Merci de votre aide,
Cordialement,
David
Ecrit par : PORTIER DAVID | 03.04.2007
Je suis la petite fille de raymond barrauld dit"jean Roche". Je suis très émue par les lignes écrites sur lui. Mais mon grand père bien que toujours vivant nous a jamais raconter ce qui c'était réellement passé pendant cette période de la guerre et ce qu'il à fait. si quelqu'un l'a connu ou entendu parlé de lui et pouvait me raconter j'en serai très reconnaissante.
Mon grand père est aujourd'hui âgé de 85 ans et sa mémoire commence à lui jouer des "tours". je vous en remercie.
Ecrit par : sengelin séverine | 08.07.2008
j'avais juste oublié de mettre mon adresse mail. merci
Ecrit par : sengelin séverine | 02.09.2009
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