07.01.2006
B. MAQUIS CAMILLE
Le Maquis Camille, le premier et l'un des plus importants de la Nièvre, fut fondé par M. Jean Longhi (Commandant Grandjean) et son ami Paul Bernard (Camille). Membres du Front NationaI, ils se réfugièrent en Morvan en 1941, après la dispersion du groupe de résistance auquel ils appartenaient (« Appéré » de Colombes, fusillé par les Allemands). Le village de Lavault-deFrétoy les accueillit et ils se transformèrent en bûcherons, tâtant le terrain pour former un nouveau groupe et se tenant constamment sur le qui-vive, car la Gestapo veillait.
Un jour, le Commandant Grandjean reçut ce télégramme banal : « Grand'mère vient te voir, fais pour le mieux ». Il fallut fuir encore, mais le Commandant décida de rester dans le Morvan qu'il connaissait parfaitement pour y avoir longtemps passé ses vacances et où il était relativement facile d'échapper aux poursuites de l'ennemi en changeant de temps à autre de département, puisque ses monts s'étagent de l'Yonne à la Saône-et-Loire, et de la Nièvre à la Côte-d'Or. D'autre part, il songeait à la création de « maquis » semblables à ceux de sa Corse natale.
Si l'on prend la peine de jeter un coup d'œil sur une carte, on constate, en effet, que le vert des forêts s'y étale presque sans discontinuité en larges taches des portes d'Avallon à celles d'Autun. Ce fut dans la Forêt au Luc, qui couvre de ses frondaisons touffues une grande partie du territoire accidenté de Quarré-les-Tombes, que le premier parachutage (Anastasie ira déjeuner chez Celestin) fut réceptionné en novembre 1942. Il apportait des armes et des postes de radio, pour la plupart destinés à la résistance parisienne. L'un de ceux qui emmenèrent le matériel fut arrêté en mars 1943, mettant ainsi les Allemands sur la piste de Quarré. Le 6 avril, ces derniers arrivèrent dans trois camions et encerclèrent le Moulin Simonnot (commune de Saint-Léger-Vauban) sans résultat positif (1).
De retour dans la Nièvre, le Commandant Grandjean et le Capitaine Camille se fixèrent dans les bois de Saint-Martin-du-Puy avec leur groupe de sabotage. Ils rencontrèrent à PIainefas une parfaite hospitalité qui a valu aux paysans de ce village cette belle citation à l'ordre du régiment :
« Habitants animés d'un courage sans égal, n'ont jamais cessé d'apporter à la résistance l'aide matérielle et morale dont elle avait besoin. Malgré les interventions, les menaces et les perquisitions faites à domicile par les Allemands, ont depuis mars 1943, ravitaillé et même hébergé pendant les mois d'hiver, les hommes du maquis, les ont renseignés sans cesse sur l'activité de l'ennemi, permettant à la Résistance de remporter de brillants succès avec un minimum de pertes » (2).
A Saint-Martin-du.Puy, le Maquis Camille, désormais constitué, recruta des réfractaires au S. T. O. et les instruisit. En septembre, il procéda à la destruction de la presse à foin de Lormes, utilisée pour les réquisitions. Cette presse fut remplacée en novembre et attaquée aussitôt. Mais les saboteurs se heurtèrent à sept soldats chargés de sa surveillance et l'expédition n'aboutit pas. Si les Allemands n'eurent pas le dessus, (l'un d'eux fut blessé sérieusement), l'explosif devant tout faire sauter se trouva humidifié et pour cette raison, rien de décisif ne put être entrepris.
En juillet, une réunion avait été tenue à Nevers entre les divers chefs des mouvements de résistance de la Nièvre (O. C. M., Ceux de Libération, etc..). Les bases d'un Etat-Major départemental y avaient été posées. En décembre, la Nièvre fut incorporée à la région « P. 4 » (plus tard « P. 3 ») et partagée en huit zones désignées respectivement par une lettre de l'alphabet (3). Le Commandant Grandjean fut alors placé à la tête du service départemental « Maquis » et se mit en rapport avec le chef du service national à Paris. Sous son impulsion, les maquis nivernais et morvandiaux se développèrent.

En avril 1944, le Capitaine Camille et ses hommes évacuèrent le camp qui avait été repéré par un appareil de reconnaissance de la Luftwaffe puis pilonné par un bombardier. Prudence bien avisée, car le lendemain, quatre à cinq cents fantassins furent conduits à pied d'œuvre pour livrer bataille aux maquisards. Au cours de ce même mois (le 13) trois Allemands sur six furent blessés dans une embuscade que les F. F. I. avaient tendue à Chassy.
Les effectifs du camp Camille ne comptaient qu'une cinquantaine d'hommes au débarquement (4). Ils s'élevèrent à sept cent cinquante en un peu plus de deux mois.
Parmi tous ces hommes, certains jouèrent un rôle important et particulièrement M. Yves Tual, Ingénieur géographe, chef de la 4e brigade géodésique de l'Institut géographique national qui, avec tout son personnel, sollicita le 7 juin son admission au maquis. Il avait déjà rendu de précieux services, la première fois au mois d'avril, alors qu'il se trouvait à Moux, où il avait procuré des cartes d'Etat-Major au 50.000e, à deux maquisards envoyés par le Commandant Grandjean ; et la seconde fois, fin mai, en avertissant un résistant de Lormes de la probabilité d'une attaque du camp et en participant, en raison de cette éventualité avec son adjoint technique principal, M. Lamarsaude, au repli de Porcmignon vers le bois de la Chevrière, près de Vermot (Dun-les-Places).
Tous ces F. F. I. animés d'un grand courage et de la ferme volonté de se battre contre l'envahisseur de plus en plus traqué, se mirent à l'œuvre pour monter une installation très méthodique du maquis et empierrer un chemin afin que les voitures pussent s'avancer davantage au cœur de la forêt. Ils se procurèrent des vivres et créèrent un observatoire.
Le 16 juin, le Lieutenant-Colonel « Lemniscate », Délégué militaire régional, y établit son Etat-Major s'occupant des parachutages (B.O.A.). Le 17, un Colonel de la Mission interalliée Verveine, envoyé par le Général Kœnig, Commandant en chef des Forces Françaises de l'Intérieur, arriva en compagnie d'un capitaine anglais, d'un lieutenant français et d'un radio.
Le 20, quarante-cinq parachutistes anglais vinrent en renfort (5).
Le maquis était donc en pleine organisation quand se produisit, le 26, la bataille de Vermot qui ne précéda que de quelques heures la tuerie de Dun-les-Places. Huit à neuf cents Allemands, Russes blancs et miliciens n'eurent devant eux qu'un faible rideau de cent vingt Français et Anglais, bien décidés à vendre chèrement leur vie et à ne pas se laisser faire.
A dix-sept heures quinze, M. Tual (Tristan), Conseiller militaire du Maquis (6) signala, du haut de son observatoire, que quatre cars et camions, suivant une voiture légère, sortaient de Dun, en se dirigeant vers Vermot ou vers Brassy, les deux hypothéses étant plausibles. Des décisions rapides s'imposaient par mesure de précaution. Quarante hommes furent donc placés face à Vermot, quarante autres protégeant les flancs et les arrières.
Une demi-heure apres, le poste du Château de Vermot tirait au fusil-mitrailleur sur Ies camions. Les Allemands tentèrent une attaque de front. Leur plan fut contrecarré par une contre-offensive énergique des soldats conduits par Camille qui fut très grièvement blessé aux reins.
Les Allemands, changeant de tactique, manœuvrèrent afin d'effectuer un débordement, mais là encore, ils échouèrent dans leur entreprise grâce à l'action du Lieutenant-Colonel Lemniscate (7). Intervenant alors, Tristan et les hommes jusque-là tenus en réserve, prirent à revers l'ennemi qui occupait le Château de Vermot et l'isolèrent de Dun-les-Places. A vingt heures quinze, celui-ci décrocha et se regroupa. A vingt-trois heures quarante-cinq, les Anglais, commandés par le Colonel Télémètre (Hutchinson) enrayèrent une nouvelle poussée, mettant hors de combat une batterie de mortiers près du Vieux-Dun.
Un fort orage ayant éclaté, les opérations se calmèrent. Le Maquis Camille en profita pour se retirer progressivement à six kilomètres plus au nord, aux Iles Ménéfrier, village de Quarré-les-Tombes. Les Boches ne s'aperçurent de rien et le 27 à l'aube, ils s'élancèrent à l'assaut du camp qui avait été levé.
Cette échauffourée leur coûta quelques plumes : quarante tués, cinquante blessés. Du côté français les pertes furent de deux tués et cinq blessés.
Les maquisards passant sous les ordres du Conseiller Tristan qui commanda avec son grade de Capitaine jusqu'au 28 juillet (date à laquelle Camille reprit son service actif sans attendre son complet rétabissement), ne restèrent que trois jours aux Iles Ménéfrier. Ils se rassemblèrent à l'est de Mazignen pour reformer enfin un nouveau camp dans les bois de Saint-Martin-du-Puy.
Le transport du matériel fut accompli en plein jour par vingt cinq chariots traînés par des bœufs (ceci reporte loin en arrière dans l'histoire des guerres) jusqu'à l'emplacement choisi aux Goths, commune de Chalaux, que l'on s'ingénia à équiper rapidement.
Les stocks d'essence furent enterrés, les dépôts de vivres et de munitions reconstitués, l'hôpital réorganisé, le téléphone installé. De nombreuses baraques en planches, avec couchettes surélevées, furent construites pour loger les hommes.

A cette période, parmi les coups les plus audacieux, il convient de mentionner la prise du courrier de la Kommandantur de Paris expédié aux Kommandanturs régionales de la Côte-d'Or, de l'Isère, de la Nièvre, du Rhône et des Vosges, qui révélèrent la manière dont les Allemands entendaient lutter contre la Résistance. Le 31 juillet, à Sainte-Magnance, au lieudit « Les Potences », sur la route Paris-Nice, les Allemands perdirent douze tués ou blessés et deux camionnettes, grâce surtout à l'action de l'auto-blindée que les F. F. I. possédaient.
Toujours fin juillet, le Colonel français Diagramme, de la mission Verveine, procéda à l’établissement de ses services près du P. C. départemental (commandé par le Colonel Roche, dit Derenne, puis Moreau) et du P. C- Maquis (Grandjean), dans les environs du bois de Montsauche (camp Bernard).
Le 3 août, une furieuse bataille s'engagea. Une expédition ennemie en provenance d'Auxerre, comprenant quinze camions et quatre cents soldats de l'infanterie de l'air, déboucha à Saint-Martin-du-Puy. Elle envoya une reconnaissance vers la ferme des Goths (8), puis traversa Chalaux et s'avanca vers le camp protégé par des mines aux points les plus faibles du système défensif.
A dix heures, le poste de Chalaux, établi entre la ferme et le village de Chalaux et en liaison avec celui de la Coupe Renaud déclencha un tir nourri au fusil-mitrailleur, par rafales de quatre cartouches. A dix heures trente, l'avance des Allemands fut arrêtée.
Ceux-ci, mettant en ligne un plus grand nombre d'armes lourdes de mitrailleuses et de mortiers, essayèrent d'enfoncer une pointe, à treize heures, mais furent aussitôt annihilés par la mise en batterie par le Capitaine Tristan d'un canon de 57 parachuté aux Anglais.
De quinze heures à dix-huit heures mente, la position de la coupe Renaud fut l'objet d'un âpre duel ; les soldats de la Wehrmacht firent preuve d'un grand mordant, mais les deux cent cinquante hommes présents du Maquis Camille leur tinrent tête avec vaillance. Repoussant toutes les attaques il les obligèrent à se dégager (9).
A dix-neuf heures, une patrouille entra en contact avec les Anglais au Meix de Chalaux et n'insista pas davantage. Un camion fut démoli sur la route de Saint-Martin-du-Puy à Brassy. Cent dix Allemands arrisés en renfort à Plainefas furent contraints à l'inaction.
A vingt et une heures le Maquis Camille ayant la situation bien en mains, resta maître du terrain. L'ennemi rompit le combat, comptant ses quarante-cinq morts et ses trente-cinq blessés. Il avait brûlé une maison à Chalaux et tué M. Joseph Bachelin qui se dissimulait dans un champ de blé.
Le même jour, la section du Sous-Lieutenant Lamarsaude endommagea deux camions aux Cabanes sur la N. 444, tuant ou blessant une trentaine de soldats.
Après un échec si cuisant, les Boches laissèrent le Maquis Camille à peu près tranquille. Celui-ci bénéficiant de cette détente, prépara et mena à bien de nombreuses offensives tant dans la Nièvre (huit ennemis tués dans le secteur de Lorrnes le 8 août) —où il participa à la bataille de Crux-la Ville (10) — que dans l'Yonne (dix-huit ennemis tués à Chastellux le 16) et la Côte-d'Or.
Un bataillon fut formé lors de l'arrivée de vingt-neuf ingénieurs, adjoints techniques et aides de l'Institut géographique qui avaient été demandés en juillet par le Capitaine Tristan pour servir de cadres. Celui-ci avait dépêché à cette intention un ingénieur des travaux géographiques de l'Etat, M. Laloy.
La victoire approchait. A partir du 31 août, les armées allemandes encore au sud de la Loire marchèrent sur le Morvan dans l'espoir de se replier en Bourgogne et dans le Plateau de Langres pour recréer un front vers les sources de la Seine. Elles furent dans l'impossibilité la plus absolue de réaliser leur projet, car les Maquis Camille et Bernard, conjuguant leurs efforts, leur interdirent les routes de Corbigny et de Lormes à Saulieu. Le 2 septembre, elles furent bloquées pendant plusieurs heures à Chitry-les-Mines (soixante ennemis tués et blessés) d'où un détachement F. F. I. se replia sur le château de Villemolin.

Dans les jours qui suivirent, la Wehrmacht perdit deux autos-mitrailleuses et une auto-chenille, trois canons de 37, 88 et 105 (D. C. A.), un char de quinze tonnes et cent quatre-vingts hommes, dont neuf à la Grande Borne près Porcmignon, et douze à l'est de Brassy le 4 septembre ; quarante au Pont de Montal à Dun-les-Places le 6, et quarante à l'ouest de Brassy, le 8. Le Maquis Camille eut un tué et cinq blessés.
« Mission remplie... ». Avec une légitime fierté, le Capitaine Camille et le Commandant Grandjean, qui avait été présent dans tous les principaux combats de la Nièvre, pouvaient se féliciter de leur tâche. Cependant, l'adjoint du Commandant Grandjean, le Sous-Lieutenant Pierre Mounier (dit Gilles) manquait à l'appel des vivants. Au retour d'un parachutage, il était tombé le 15 juin aux Etangs de Merle dans une embuscade sur la commune de Crux-la-Ville, avec ses camarades Pierre Briout, François Fouquot, Bernard Renoud, du camp Camille, Marcel Courtot et Antoine Filippi, du groupe Julien.
Plusieurs personnes de Cervon furent tuées au cours de la retraite de l'ennemi : M. Gauthé, abattu devant l'église, pour avoir refusé de donner son âne ; M. Charles Lefevre, à Maré-les-Bois, garde-forestier de la famille de Certaines, et le berger de la ferme de Montbaron.
________
(1) Ils eurent un blessé et ils pillèrent le mobilier.
(2) Citation décernée par le lieutenant-colonel Roche, commandant la subdivision de Nevers, le 18 octobre 1944.
(3) La France était divisée en plusieurs régions classées chacune par une lettre (P était celle de Paris) et elles étaient elles-mêmes fractionnées en secteurs numérotés (ici 4).
(4) Les messages du débarquement « Ma femme a l'œil vif — L'acide rougit le tournesol » furent communiqués au commandant Grandjean par le lieutenant-colonel Jarry, délégué militaire régional D.M.R., P.3) et délégué militaire de la zone occupée.
(5) Les unités britanniques du 1er S.A.S. (Special Air Service) furent fortes de 150 hommes environ. Elles étaient un peu indépendantes.
(6) Saint-Cyrien de la promotion Foch (1928-30). Ancien capitaine d'infanterie coloniale. Engagé volontaire comme soldat de 2e classe au même titre que ses neuf camarades de l'I.G.N. Il campa passagèrement avec ses hommes dans le Bois de Morgeot à Mhère et défila devant le Monument aux Morts du pays .
(7) Cet officier fut, dans la suite, arrêté par la Gestapo.
(8) La ferme des Goths est située à peu de distance du lieudit 6 la Coupe Renaud » et de l'étang de la Vernée, près d'une route à moitié en impasse remontant la vallée du Ruisseau des Goths et dominée par des montagnes d'une altitude de 600 m.
(9) Le maquis disposait de 400 hommes. Il eut un tué et un blessé.
(10) Vingt tués. — Voir : Maquis Julien.
10:40 Publié dans E. IIIème partie: Maquis du Nivernais et du Morvan | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note








Commentaires
J'étais au chateau de Vermot avec mes parents et mes frères et soeurs, j'ai donc vécu l'attaque du maquis Camille.
J'avais 6 ans et me souviens de notre fuite dans la foret, puis aux Iles Ménéfrier, où nous avions de la famille. Les balles nous sifflaient aux oreilles.
Mes parents nous ont souvent parlé de cet épisode de leur vie où ils ont tout perdu. Mais cependant, l'évenement le plus douloureux fut la sanglante fusillade de Dun les Places et ces 33 morts. Un massacre, et le bourg brulé.
Le capitaine Camille est venu pendant de nombreuses années saluer mes parents. Monsieur Grandjean, décédé depuis peu, et habitant et ensuite Maire de St Martin du Puy était venu lui aussi, mais beaucoup plus rarement.
Ecrit par : renault denise | 08.09.2006
bonjour,
je serais interressé de rentrer en contact avec quelqu un ayant connu Yves Tual, alias Tristan, mon grand pere, decede a 59 ans .
merci de vos eventuels temoignages...
Ecrit par : yann tual | 06.11.2006
merci pour ce temoignage rendu a tous ceux qui ont tout donné pour defendre ceux qu ils aimaient, qui ont fait preuve de tant de courage.
Qu ils soient des exemples a suivre pour nous, les plus jeunes...
...et que regne la paix entre les peuples.
Ecrit par : yann tual | 06.11.2006
desirerais entrer en contact avec personne ayant souvenir
de mon pere Andre Bonne dis ""Etienne"" du maquis Camille
Ecrit par : Monique kjaerbaek | 22.04.2007
Bonjour,
Je n'ai pas encore tout lu, mais avez vous connaissance de la prise d'otages faite le 4 septembre 1944 à Saint Benin D'Azy ? les faits sont relaté sur le site de la défunte Princesse Mimi de Croÿ :
http://mimi.decroy.free.fr/4septembre.htm
Pour tout ceux qui sont restés, il est indispensable comme vous le dites de garder leur mémoire.
Merci.
Michel.
Ecrit par : Michel Theuriot | 04.09.2007
Seul mon père, aurait pu vous répondre. Merci pour ce lien, Michel.
Ecrit par : Jean Michel Picard | 19.09.2007
Je connais bien les lieux et les noms cités c-dessus et je suis etonnee de ne pas y trouver mon oncle Marcel ISIDORE "FELIX" tué le 26 juin 1944 au dessus du Chateau de Vermot. Jeserais très heureuse d'avoir des nouvelles.
Sincèrement vôtre M. ISIDORE
Ecrit par : martine isidore | 13.11.2007
bonjour
mes parents décédés
je sais que mes parents etaient dans le Maquis Grosjean Camille dans le Morvan
Pouvez vous m'en dire un peu plus sur eux ils etaient trés pudiques ne
'm'en parlez pas maintenant je voudrais savoir par respect de leur passé
je sais que mon père était au JEDBURGH et parachuté en Morvan.
mon père : COUTURE RENE
ma mère : ANDRE Henriette grand merçi d'avance
Ecrit par : couture agnés | 19.01.2008
bonjour,
je crois qu il ne reste que bien peu de temoins vivants de cette page touchante et difficile de notre histoire...
sachez cependant que l association "la memoire de Dun les places" propose un film documentaire visible a Dun les places.
il est tres emouvant et apporte quelques eclaircissements sur ces evenements.
syndicat d initiative:03 86 84 64 01
cordialement
yann
Ecrit par : tual yann | 20.01.2008
Bonjour,
Ma mère aura 83 ans le mois prochain. Elle me parle très souvent de cette période de sa vie. Elle vivait à Vermot, tout près de Dun les places.
Le massacre de Dun les Places fut plus qu'horrible. Elle avait 19 ans. Son mari Jean Girard en avait 20, ce dernier a fait partie des 33 fusillés par les allemands. Elle n'oubliera jamais... c'est comme si les évenements s'étaient passés hier... quand elle me parle de cette partie de sa vie, ses yeux rougissent...
Ma mère, qui aime tant cette région, n'a jamais pu retourner à Dun les Places...
Bien cordialement
Claudine
Ecrit par : Claudine | 22.01.2008
Que s'est-il passé sur la place de lormes exactement, j'ai eu beaucoup de versions.Une plaque a été posée sur la façade de la mairie , y figure le nom de mon grand père. J'aimerais connaître son rôle dans le maquis Camille, et les circonstances qui ont fait qu'il y a eu une fusillade.
Avec mes remerciements
Ecrit par : Coulon | 14.02.2008
bonjour,
je souhaiterais rentrer en contact avec des personnes ayant connu dans le maquis Camille un homme sous le nom de "roger legrand" ou "centime" ou "dollar" et d'une jeune fille ayant pour pseudo "Danielle".
Par avance merci
Ecrit par : schoenleber | 15.02.2008
mon père pierre ELEAUME A FAIT PARTI DU MAQUIS ET JE VOULAIS SAVOIR S4IL RESTAIT DES ANCIENS DONT GANDJEAN
Ecrit par : eleaume | 20.04.2008
je voulais savoir si quelqu'un se rappel de mon père ,ELEAUME PIERRE maquis CAMILLE dit blanchette il a travaillé au moulin de LORME
a été élevé au lieu dit LA TRONCOIS
MERCI
Ecrit par : eleaume | 20.04.2008
mon grand pere et ma grand mere on fait partis du macquis Camille leur nom etait andre kern dit la "fouine" et leonne kern dit "la belette"
j aimerai avoir des photos ou des sites qui parlent de leur vie a ce moment la merci a vous
Ecrit par : dervillez sylvain | 24.04.2008
Bonjour,
Je souhaiterais savoir comment me procurer une brochure de dessins de résistants intitulée CEUX DU MAQUIS - Plainefas Vermot Les Goths.
Merci
Patrick
Ecrit par : Oudet | 26.04.2008
bonjour,
je doute que la brochure "ceux du maquis " se trouve encore car sa production fut limitée.
éventuellement je peux réaliser un scan de quelques pages pour les personnes qui m enverraient leur mail...
cordialement
yann
Ecrit par : tual yann | 26.04.2008
moi aussi je cherche un peu tard des photo de cette époque merci
Ecrit par : eleaume | 28.04.2008
bonjour tual yann vous serait il possible de m envoyer les scans de la brochure sur le macquis camille?
merci a vous
Ecrit par : DERVILLEZ SYLVAIN | 25.05.2008
bonjour,
si vous souhaitez quelques scanns de la brochure "ceux du maquis", il me faudrait vos mails...
cette brochure comporte des dessins au fusain ou sanguines des scenes de vie au maquis.
cordialement
yann
ylaut@yahoo.fr
Ecrit par : tual | 30.05.2008
bonjour bonjour tual yann mon email est :
quenclo@free.fr pour les scans du macquis camille
est surtout s il vous est possible, si le nom de kern andre mon grand pere dit "la fouine" dans le macquis camille si vous avez des informations sur lui ce serait super
merci a vous
Ecrit par : DERVILLEZ SYLVAIN | 31.05.2008
merci beaucoup tual yann pour les scans mon adresse email vous est ouverte o cas ou vous auriez autres informations sur le maquis Camille
tres chaleuresementdervillez sylvain
QUENCLO@FREE.FR
Ecrit par : DERVILLEZ SYLVAIN | 01.06.2008
..
Ecrit par : tual | 01.06.2008
mon papa était au maquis CAMILLE sous le pseudonyme de CENTIME, parachuté d'ANGLETERRE il y a connu ma maman.
Ecrit par : couture | 16.06.2008
ceux qui veulent qui ont entendu parler de CENTIME ne doivent pas hésiter a me répondre
mon adresse dominiquecouture@wanadoo.fr
Ecrit par : couture | 16.06.2008
j'ai en ma possession (par mon père maquisard au "camp Camille" sergent-chef dit "Cherbourg" de l'IGN) la brochure "Ceux du maquis". C'est lui qui en a fait les dessins. Yves Tual peut-il se mettre en relation avec moi? Merci
Ecrit par : senat anne-marie | 05.07.2008
mon e-mail : senblem@aol.com
Ecrit par : senat anne-marie | 05.07.2008
bonjour senat anne-marie je serais ravis d avoir un maximun de vos crocquis sur les maquis camille surtout si vous avez celui de ANDRE KERN dit "la fouine" il etait maquisard au maquis camille ou d autres informations sur lui merci d avance
dervillez sylvain
QUENCLO@FREE.FR
Ecrit par : dervillez | 05.07.2008
mon père Robert Bresson, né en 1922,était au maquis Camille, est décédé depuis plus de vingt ans. je ne connais pas son nom de maquisard, pourtant il en parlait souvent. j'ai en ma possession la brochure "CEUX DU MAQUIS" et j'admirais ce matin la précision des dessins.Je voudrais savoir quand les a-t-il dessinés?
Ecrit par : bresson marina | 14.08.2008
Toujours sans nouvelle du rôle que mon grand père"André Chossefoin" a joué au sein du maquis Camille . Merci pour vos infos .
Ecrit par : Coulon | 03.11.2008
personne ne repond
Ecrit par : eleaume | 13.11.2008
bonjour,
je crains que peu de personnes, malheureusement ne puissent encore nous apporter des renseignements sur cette période de l histoire.
Ecrit par : tual | 16.11.2008
C'est formidable, le devoir de mémoire que vous faite sur internet.
Ecrit par : collet jean | 02.02.2009
mon père pierre eleaume fasais parti du maquis,à son entérement à MARIGNY L EGLISE JEAN LONGUI ET QUELQUE UN ETAIT LA je voudrais contacter qelqu'un du maquis de anciens
merci
Ecrit par : eleaume | 22.03.2009
Bonjour,
Habitant Montsauche en 74/76, je travaillais alors à Corbigny où j'ai fait la connaissance de Paul Bernard (Camille) avec qui j'ai eu de grandes discussions.
Il m'avait confié son propre exemplaire du fameux carnet de croquis... que je lui ai bien sûr rendu, mais 20 ans plus tard le musée de la maison du Parc en a fait une réédition que je me suis empressé d'acheter.
Cette période de notre histoire m'a toujours intéressé, mais de vivre au cœur même de cette région en y côtoyant les témoins a été un plus indéniable.
Ecrit par : Gérard | 27.03.2009
pourquoi aucune reponse
Ecrit par : eleaume | 12.04.2009
Soyez patient et allez poser votre question sur d'autres sites plus fréquentés.
Bien cordialement
Ecrit par : jean michel picard | 13.04.2009
je suis patient mais je ne comprend pas votre réponse d'aller voir sur autres sites.les quels
Je voulais savoir s'il y avait des archives.
Ecrit par : eleaume | 11.05.2009
suite à mon message je voudrais savoir qui ma répondu
merci
Ecrit par : eleaume | 10.06.2009
quelqu'un peut-il m'aider à trouver des info sur la bataille de Sancy 12à17/8/44, où mon arrière grand père (Jean Lussier) a été fussillé. ma mère née en 31 en parle toujours en pleurant, elle peut aussi donner des détails. Patricia Charton née à premery
Ecrit par : patricia charton | 29.06.2009
bonjour,
si votre mère a connu cette époque, il peut être intéressant de noter ou d enregistrer ce petit morceau de notre histoire et de la proposer a une association d histoire ou musée de la région.
cordialement
Ecrit par : tual yann | 03.07.2009
Maman de 5 enfants, née à Paris en 1949. Enfant de L'assistance publique, abandonnée par mes parents---- je fus élevée dans une 1er famille d'accueil a ASQUINS(Yonne) où j ai grandie jusqu'à l âge de 8 ans----ensuite baladée de maison d enfants --de foyer divers jusqu'à l age de 17 ans -( Auxerre-chalaux58 lormes--chevreuse 78- mont rouge -denfert rochereaux75 -benerville sur mer- centre helio marin cannes06-)Séparée, de mon frère MARCEL et de ma sœur CHANTAL ---IL n'en RESTERA au plus profond de mon âme que de la « SOUFFRANCE » La souffrance, tout le monde cherche à l'éviter... Mais bien malin qui pourrait y échapper. Serait-il possible qu'elle soit souvent justifiée ou qu'à quelque chose souffrance soit bonne ?
----Aujourd’hui, MAMIE de 18 petits enfants que j’adore -- Même si je ne l’ai voie pas tous -- Dommage POUR TOUT LE MONDE on verra plus tard ! --- LA SOUFFRANCE CONTINUE ---- Comment se tue en nous l'amour : trois degrés : souffrance, indignation, puis indifférence. La souffrance use l'amour, l'indignation le brise, et on arrive ainsi à l'indifférence finale.Je vis aujourd'hui ma vie----à la montagne en SAVOIE---- arrivée dans cette belle région il y a plus de 25ans- aller voir mon blog pour le parcourir ---- laisser moi un « Com » ---- Après tout, peut être que l’on se connaît !!! ---Criloudesavoie
Ecrit par : christine | 05.08.2009
j'aimerai savoir,si parmi les anciens résistants du maquis louis,à la rochemillay dans le camp des fréchots,quelqu'un connaissait,les frères crepey renè et camille merci de le dire ,si vous étiez leurs ncompagnons d'arme je vous laisse mo e mail alain.raveneau@hotmail.fr merci d'avance alain
Ecrit par : raveneau | 19.09.2009
pour les anciens résistants du maquis louis dans le camp des fréchots à luzy et à done ,la rochemillay qui ont connu lezs deux oncles rené et camille crepey merci de prévenir pour s'il y aeu une photo du maquisards ffi alain
Ecrit par : raveneau | 19.09.2009
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