Situé sur le passage de la voie romaine d'Autun à Orléans. Anciennement Oratorium. Chef-lieu d'une importante châtellerie du comté de Château-Chinon. Préfecture de la Nièvre à la Libération pendant quelques semaines. A la préfecture d'Ouroux, on préparait les décisions qu'il y aurait à prendre une fois la Nièvre libérée et le Préfet installé à Nevers. Patrie de Jean Gautherin, sculpteur (1840-1890). La commune d'Ouroux-en-Morvan abrita le maquis Bernard, Haut lieu de la résistance en Morvan. Ce maquis fut l'un des plus anciens et des plus importants maquis de ce territoire. Il fut fondé en 1943 par le capitaine Louis AUBIN et compta jusqu'à 1200 hommes début septembre 44 et la présence à ses cotés à partir de juin 44 à la fois de l'État Major départemental de la résistance nivernaise et des parachutistes anglais du "Special Air Service", les fameux S.A.S. Ouroux en Morvan est le centre géographique de l'Europe en 2008.
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Hommage aux MAQUIS DU MORVAN
Soixante ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, soixante ans après la Libération de notre pays, la commune de Lormes a souhaité qu’une place de notre cité rappelle pour toujours la mémoire des maquis du Morvan. Cette idée, nous la devons à la fille d’un maquisard qui nous la fit partager, il y a quelques années. Je suis particulièrement heureux que Mme Danielle Mitterrand, engagée alors dans la Résistance, engagée depuis dans d’autres combats qui nous sont chers, soit à nos côtés. En votre nom, je veux remercier tous les anciens de tous les maquis d’être là ce dimanche, et leur dire notre affection. Nous avons choisi ce lieu, un lieu où nous passons chaque jour, un lieu visible de tous, proche de nos écoles. Ce lieu exprime notre hommage aux maquis du Morvan. Mais il incarne aussi la volonté de transmettre aux plus jeunes d’entre nous ce que nous savons de ce temps-là, le temps des maquisards, des partisans, des clandestins. Qui se rappelle qu’après la guerre, l’un des cafés de Lormes s’appelait « Au rendez-vous des terroristes » ? Demain, en quittant son école et voyant cette plaque pour la première fois, un enfant questionnera peut-être l’adulte qui l’accompagne et dont il tient la main : « Maman ou papa, raconte-moi les maquis du Morvan ! » Nous devons lutter contre l’effacement de la mémoire. C’est pourquoi nous nous retrouvons le 12 juin à Lormes ou le 26 juin à Dun-les-Places, ou devant les stèles de Plainefas, de Corancy, et de Crux-la-Ville, devant les croix d’un émouvant cimetière au cœur de la forêt morvandelle, du côté de Couezon, ou devant les témoignages que rassemble avec ferveur le musée de la Résistance. Ouvriers, paysans, infirmières, étudiants, artisans, vous étiez, ils étaient la France, dans sa diversité des origines, des métiers, et des idées. L’engagement et le courage des maquisards, mais aussi le caractère particulier du Morvan en ont fait une terre de Résistance. Cette résistance rurale a puisé sa force dans l’isolement du Morvan des années 40, mais surtout dans la solidarité de nombreuses familles, et dans les valeurs de notre République bien ancrées ici depuis le XIX siècle. La plupart des maquis portaient le nom de leur chef. C’est sous leurs noms qu’ils entrèrent dans notre Histoire, et dans la légende de la Résistance morvandelle, en réunissant près de 9000 hommes à la veille de la Libération, en plus de 20 maquis. Comme ceux d’entre vous qui sont venus au monde après cette guerre barbare, je me suis souvent interrogé sur les motifs de ces engagements, qui conduisaient à l’héroïsme sans y être préparé. Dans les récits des maquisards, j’ai trouvé l’amour de la liberté, le refus de l’oppression inacceptable. L’idée que chacun se faisait de la France, cette idée guidait leurs pas et nourrissait leur courage. La jeunesse défiait le danger. La foi, le goût de la justice, puis la camaraderie, la fraternité des armes, tout cela avait sa place. Comme vous, je n’oublie pas que les maquisards ont aidé notre pays à retrouver son honneur. Je n’oublie pas le rôle des maquis dans la Libération. Je n’oublie pas que la Résistance a donné à la France un Programme, celui du Conseil national de la Résistance, qui a fondé ce que notre République a de plus juste. Comme vous, je sais que notre dette est immense. Elle ne doit pas s’effacer. Christian PAUL Lormes, le 26 juin 2005